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Presse

Un rare portrait parisien du XVe siècle retrouvé quelques heures après sa disparition

Un bas-relief portant le nom de François de Montcorbier réapparaît quelques heures après sa disparition d’une collection privée.

Date
SourceLa Tribune Culture
AuteurHélène Vaubert
CatégorieCulture

02 / Document intégral

Un petit bas-relief en albâtre datant vraisemblablement du milieu du XVe siècle a été restitué dans la nuit de mardi à mercredi après avoir disparu d'une collection privée parisienne.

L'œuvre, haute d'une trentaine de centimètres et pesant plusieurs kilos, représente un jeune homme assis devant une table, tenant un feuillet entre ses doigts. Son identité reste discutée, mais une inscription ancienne au revers mentionnerait le nom de « François de Montcorbier », patronyme que plusieurs historiens rapprochent depuis longtemps de celui du poète François Villon.

La pièce appartient à Jeanne de Varenne, mécène et collectionneuse privée connue pour son intérêt pour l'art français de la fin du Moyen Âge et les œuvres dont l'attribution reste controversée.

Selon plusieurs personnes présentes lors d'une réception privée, un invité aurait quitté les lieux avec une besace visiblement alourdie et déformée par un objet rigide. La disparition aurait été constatée peu après.

L'œuvre a finalement été restituée avant deux heures du matin, sans intervention connue des services de police.

Jeanne de Varenne n'a pas souhaité préciser les circonstances de son retour ni l'identité de la personne ayant emporté la sculpture.

L'incident pourrait sembler anecdotique s'il ne concernait une pièce considérée par plusieurs spécialistes comme potentiellement exceptionnelle. Aucun portrait authentifié de François Villon réalisé de son vivant n'est connu.

La propriétaire refuse cependant toute expertise publique pour le moment.

« Certaines œuvres ont déjà suffisamment voyagé », s'est-elle contentée de déclarer.

Pour les connaisseurs, l'affaire laisse surtout une question ouverte : si le personnage représenté est réellement François de Montcorbier, qui avait intérêt à conserver son visage pendant près de six siècles ?